01.01.2009
NLF n°10 : Les araignées

Les araignées les araignées
Sortent le dimanche
Maman l'a vu
Papa l'a dit
Lundi mardi
Jeudi dimanche
Elles se tenaient toutes par la manche
Catherine sauve-toi
Si je t'attrape
Tant pis pour toi.
Constance d'Herbay

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01.10.2008
NLF n°9 : Le temps des cerises

Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous en serons au temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles.
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles.
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.
J'aimerai toujours le temps des cerises :
C'est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte,
Et dame Fortune, en m'étant offerte,
Ne saurait jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.
Constance d'Herbay
08:59 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : publication en andorre
01.07.2008
NLF n°8 : Poétique de la ville d'après Guillaume Apollinaire

I've left the place early in the morning
J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Regent street or the fifth avenue with the parking
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
That gives the desire of walking and running
Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes
The yuppies and the lecturers writing and reading
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jours y passent
Generating the new life of the morning
Le matin par trois fois la sirène y gémit
It's daily and it's the life of the morning
Une cloche rageuse y aboit vers midi
That makes me think about a glamours ending
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Like the words on the grave softly murmuring
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
In the silence we have the lust of listening
J'aime la grâce de cette rue industrielle
I like the emptyness of the street sleeping
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes
Or maybe in Belfast' suburb in between days
Constance d'Herbay
21:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : publication en andorre
01.04.2008
NLF n°7 : Quand la ville dort - A l'ombre d'un olivier

Quand la ville dort
Quand la ville dort, les réverbères sont là
Pour rappeler aux promeneurs nocturnes
Veilleurs de nuit, chouettes, hiboux, choses diurnes
Et autres oiseaux de nuit que la vie est là
Au loin, aux confins de la ville endormie
Et de la mer assoupie s’élève un rocher
Vaste promontoire de pierre du pays
Qui supporte un château fort inhabité
La nuit est tombée depuis moins de deux heures
Et maintenant le vent commence de souffler
Comme pour sortir les vivants de leur torpeur
Soudain au pied du rocher surgit un cavalier
Au galop qui gravit le promontoire
Et demande où dort sa princesse bien aimée

A l’ombre d’un olivier
A l’ombre d’un olivier une vieille femme
En jolie robe blanche faisait la sieste
Allongées sur l’herbe drue parlaient des dames
Entre elles de choses secrètes
A l’ombre des arbres verts et centenaires
S’élevait la douce mélodie des oiseaux
En harmonie avec le doux champ des cigales
Tout empreint de la délicatesse du repos
A l’ombre de l’olivier la vieille femme
Dormait comme un loir en toute quiétude
Laissant reposer sans souci son âme
A l’ombre des arbres verts et centenaires
Tombaient les premières feuilles de l’automne
A la rencontre de l’air et de la terre
Constance d'Herbay
18:18 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poèmes modernes, publication en andorre
01.01.2008
NLF n°6 : Anthologie de 2008 avec " Le cadavre exquis " d'André Breton

L'aorte de toute la hauteur de sa situation tranquille et fourbe fait délicatement aller ses seins de tous côtés de façon à animer la carotide glauque.
La fleur des pois rigide et chaude plaint et soulage l'amnésie fine.
La topaze vengée mangera de baisers le paralytique de Rome.
La guillotine profondément égoïste et diurne pleurera la bouteille royale mais correcte.
L'as de pique saturé de rouge actionne et est actionné par la perdrix garantie sèche.
La grossesse en papier buvard file une quenouille rouge auprès du renégat ciré comme un cercueil.
La première ride, le premier cheveu blanc, tremblants, saignent avec délices les belles lesbiennes qui ne se distinguent des albinos que par leurs lèvres minces.
Le caméléon rouge et vert ouvre la cuisse physique.
Le grand Pathos, très ému, remercie en chantant la cartouche de vétiver écartelée entre Line et Prâline.
Le dortoir de petites filles friables rectifie la boîte odieuse.
La rue Mouffetard, frissonnante d'amour, amuse la chimère qui fait feu sur nous.
Il y a des voyageurs. Mais le sédentaire léger réclame en ricanant le premier amour frugal.
Le sein aux couleurs de feu dépasse d'un degré, d'un doigt, d'une gorgée, les seins mélodieux.
Le sexe sans fin couche avec la langue orthodoxe.
La jeune fille rongée de consomption, mais étincelante, bouclera la ruche ondulante.
La lumière toute noire pond jour et nuit la suspension impuissante à faire le bien.
Une bohémienne de quinze ans qui lisait Achim d'Arnim devant un ours enchaîné marbré de blanc comme au matin des noces remue les fées au hennin de papier.

11:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Anthologie de 2008, Poésie, Littérature du XX° Siècle
02.10.2007
NLF n°5 : Anthologie de 2007 avec " Stances sur diverses vérités chrétiennes "
De la charité
Quand tu saurais parler le langage des anges,
Que ta voix prédirait tous les succès futurs,
Et que perçant du ciel les voiles plus obscurs,
Tu verrais du Seigneur les mystères étranges;
Quand ta foi te rendrait le maître des démons,
Qu'elle aurait le pouvoir de transporter les monts,
Et que de tous les biens tu ferais des largesses;
Quand aux tourments du feu tu livrerais ton corps:
Tu possèdes en vain tant de saintes richesses,
Si la charité manque à tes rares trésors.

Il ne faut pas s'endormir dans le péché
Songe combien du temps les ailes sont légères;
Tu t'endors dans le vice, et lui vole toujours;
Vers la nuit du cercueil il entraîne tes jours,
Sans respecter l'éclat des grandeurs passagères.
Veux-tu sans y penser entrer dans le tombeau,
Et perdre la clarté de l'Eternel Flambeau
Qui luit aux bienheureux au-delà des étoiles ?
Réveille ton esprit de ce profond sommeil,
Et de tes faux plaisirs perce les sombres voiles,
Pour revoir la splendeur de ton Divin Soleil.
Poèmes d'Arnaud d'Andilly dénichés par NLF dans de saintes oeuvres monastiques
00:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Anthologie de 2007, Poésie, Littérature du XVII° Siècle



